Ces polémiques se polarisent la plupart du temps sur le contenu des manuels scolaires. Les conditions de vie dans les tranchées étaient très difficiles. Tout comme Conrad, Burián veut voir la Serbie écartée en tant que « point de cristallisation d'une agitation nationale » et en tant qu'« outil » aux mains des ennemis[57]. Le 4 mars 1915, il adresse une note aux ambassadeurs de l'Entente pour leur faire savoir que la Russie, en cas de victoire, entend occuper les Détroits, la rive asiatique jusqu'au fleuve Sakarya, la rive européenne jusqu'à une ligne Enes-Midia et les îles d'Imbros et Tenedos en mer Égée[63]. En autorisant cette discussion, l'OHL met en place un moyen décisif en vue d'une guerre totale et d'une conduite idéologique de la guerre[18]. La politique étrangère d'avant et d'après-guerre fait sans cette apparaître la division politico-géographique ancienne de l'Allemagne. Le courant panslave représenté par le prince Grigori Troubetskoï (ru), chargé des affaires ottomanes et balkaniques au ministère des Affaires étrangères, réclame un soutien à la Serbie et l’extension de l’hégémonie russe vers les Balkans et Constantinople. Le gouvernement du Reich est représenté par le chancelier du Reich, Georg von Hertling, en fonction du 1er novembre 1917 au 30 septembre 1918. Au cours de la guerre, Elefthérios Venizélos plaidait pour le soutien inconditionnel aux Alliés, peu importe les risques encourus. Ainsi, les conférences des 2 et 3 juillet et du 29 septembre 1918, ainsi que le 13 août, première journée de la conférence du mois d'août, s'apparentent à des conseils de la couronne impériale allemande, auxquels participent les Dioscures, principaux animateurs de l’Oberste Heeresleitung. Ce rationnement contribue à tendre les relations entre l'Autriche et la Hongrie, en dépit du renouvellement de l'Ausgleich l'année précédente[27],[28]. Limiter la puissance navale allemande qui menace le commerce anglais et sa suprématie sur les mers et les océans du monde. En 1914, la carte de l'Europe ne ressemble pas à celle d'aujourd'hui. L'une des raisons de cet échec est l'impossibilité de créer un empire s'étendant de la côte des Flandres jusqu'au lac Peïpous, de la mer Baltique jusqu'à la mer Noire et l'Égée, de l'Heligoland jusqu'à Bagdad, système dans lequel étaient prévues des colonies et des bases militaires avec l'Afrique centrale allemande comme extension de l'Europe centrale. Nicolas n'a pas le temps de mettre en œuvre cette décision : quelques jours plus tard, il est renversé par la révolution de Février (15 mars 1917 dans le calendrier grégorien)[65]. L’assassinat de l’archiduc et de son épouse Sophie Gräfin Chotek à Sarajevo est généralement considéré comme l’évènement déclencheur de la Première Guerre Mondiale. Les députés au Reichstag sont en majeure partie favorables aux annexions annoncées par le Septemberprogramm, seuls les sociaux-démocrates s'y opposent[16]. La Première Guerre mondiale est une guerre de tranchées, soumettant les soldats à une violence inédite. 963. Les soldats portugais ont participé à la première guerre mondiale, aux côtés de Français et d'Anglais. L'Europe entière prend feu ; un conflit s'ouvre dont le développement inaugurera dans l'histoire des hommes le tragique phénomène de la guerre totale et mondiale.Totale, elle le deviendra fatalement par sa durée, qui exigera l'engagement de plus en plus global des peuples ;mondiale, elle le sera rapidement aussi en raison du poids que pèse l'Europe dans le monde au début du xxes. 250 FF. . Une galerie souterraine allemande de la Première Guerre Mondiale est apparue dès les premiers terrassements. La Roumanie veut annexer la Transylvanie. - Volume 33 Issue 3 - Hew Strachan Cet état d'esprit va perdurer pendant la République de Weimar[38]. 5 Fischer (Fritz) (traduction française), Les buts de guerre de l’Allemagne impériale, Trévise, 1970. Les jours de guerre : la vie des Français au jour le jour entre 1914 et 1918, Paris, Plon, 1994. Les zones tampons et les corrections de frontières jouent encore un rôle prépondérant dans les différentes réflexions, bien que les distances ne soient plus aussi significatives qu'elles l'étaient au XIXe siècle du fait des progrès technologiques. Les concepts de but de guerre, de raison de guerre ou d'origine de la guerre n'ont la plupart du temps pas été différenciés. C’est-à-dire que toutes les ressources politique, économiques et humaines vont participer à l’effort de guerre. Il y a eu récemment des guerre économiques pour récuperer des hydrocarbures il y a aussi la renommé, montrer sa puissance, étendre son territoire .. La première guerre mondiale a eu lieu entre 1914 et 1918. Les années avant le début de la guerre sont complexes pour la Russie. La Russie doit retirer ses troupes de Finlande et de la province de Kars avec les villes de Ardahan, Kars et Batoumi. Pendant et après la guerre, la responsabilité de la guerre et les buts de guerre ne sont considérés que comme étant les deux faces de la même médaille, bien que le lien étroit entre ces deux aspects ne soit qu'une apparence[2]. La réalisation des buts de guerre constitue une pierre angulaire de la politique étrangère allemande jusque dans les dernières semaines du conflit. La diffusion de la propagande alliée dans le Reich, facilitée par les échanges épistolaires entre le front et l'arrière, contribue aussi à démoraliser les unités allemandes. Cependant, contrairement à d'autres opposants, ils ne sont pas des agitateurs de masses. En fin de compte, l'Allemagne a prouvé dans la guerre qu'elle était déjà une puissance mondiale, sans quoi elle n'aurait pu combattre aussi longtemps les trois autres puissances mondiales qu'étaient la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis. C’est-à-dire que toutes les ressources politique, économiques et humaines vont participer à l’effort de guerre. Cette coprésidence permet au Habsbourg de sauvegarder les apparences d'une alliance entre des partenaires placés sur un pied d'égalité, en maintenant, au mépris de la réalité du rapport de forces, la fiction d'une Autriche-Hongrie encore en mesure de peser sur la politique générale de la Quadruplice à ce stade du conflit[d],[4]. Sergueï Sazonov ministre des Affaires étrangères, ne cache guère les ambitions russes sur Constantinople et les Détroits. Même si Burián essaie de faire croire qu'il cherche une solution médiane à la situation, il écrit le jour même dans son journal qu'il croit à la nécessité d'une annexion complète de la Serbie[58]. Les partisans d'un projet de bandes frontalières au sein du gouvernement et de l'armée ne pensaient qu'à un rachat systématique, dans la continuité de la politique prussienne dans l'Ostmark, et non à une évacuation violente et contraire aux droits de l'homme, même pendant la guerre, comme l'a fait le Troisième Reich[51]. Alors que les stratèges de l'OHL préparent les offensives planifiées pour le début de l'année 1918, la question du déménagement du haut commandement allemand est de nouveau posée. La question serait également trop intimement liée à une possibilité de paix. La puissance allemande en Europe doit également passer par la création d'une union douanière[14] regroupant la France, la Belgique, les Pays-Bas, le Danemark, l'Autriche-Hongrie, la Pologne et éventuellement l'Italie, la Suède et la Norvège. Néanmoins, sa persistance à la neutralité ne durera pas et il devra abdiquer en faveur de l’administration vénizéliste qui fera entrer le pays dans le camp de l'Entente en 1917. L’histoire est une passion française. Le ministre des Affaires étrangères se prononce également publiquement contre une « admission de la Bulgarie » sur le territoire albanais près de l'Adriatique, comme l'avait proposé Conrad. En septembre 2011 démarre ici la première fouille préventive entièrement consacrée à des vestiges de la Grande Guerre. Dans l’ensemble, plus de 2,5 millions d’Africains, soit bien plus de 1% de la population du continent, participèrent d’une façon ou d’une autre à l’effort de guerre. La politique des buts de guerre de chaque camp comporte également un aspect économique : occuper ou exercer une influence dans les secteurs commerciaux pour ses propres exportations d'une part et obtenir de nouvelles sources de matières premières d'autre part. La 1ère guerre mondiale (1914-1918) La guerre. Quelles sont les conséquences de la Première Guerre mondiale sur l'économie et les finances européennes (4 réponses)? L'échec est également à imputer aux exigences de l'époque et au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes qui y est associé et que l'Empire n'a au fond pas vraiment accepté[42]. 1 talking about this. Elles furent surnommées les « anges blancs« , on comptait 100 000 femmes dont 30 000 infirmières contre 70 000 bénévoles au service de l’armée. Les traités complémentaires au traité de Brest-Litovsk du 27 août 1918 marquent certes une nouvelle humiliation russe, mais mettent également un terme provisoire aux plans d'annexions allemands[11]. Deux alliances majeures se forment alors… Le conflit a duré 1560 jours. Enfin, lors de la dernière conférence, celle du 29 septembre, les espoirs de Paul von Hintze et des membres du cabinet von Hertling sont balayés par les aveux d'Erich Ludendorff : celui-ci leur annonce abruptement que l'armée impériale n'est plus en mesure de contenir de façon durable et efficace les multiples offensives alliées et de maîtriser la situation intérieure, caractérisée par les premières incursions alliées dans le Reich[k]. Retrouver les terres perdues lors de la Seconde Guerre balkanique. Cependant, dès le lendemain, les Dioscures se rendent à Avesnes-sur-Helpe, au centre de commandement des groupes d'armées promis à être engagés dans les offensives planifiées pour le printemps[1]. Documents. La Russie doit elle aussi être affaiblie, notamment en ce qui concerne l'influence qu'elle exerce sur les pays frontaliers. L’extrême violence des combats. Le 8 mars 1918, Hindenburg et Ludendorff arrivent sur place ; les deux chefs militaires habitent en ville, chacun s'étant installé dans une villa réquisitionnée. Bien en accord sur le dessin commun, leurs positons divergeaient néanmoins sur la méthode à adopter. 5,035 likes. Il a coûté la vie à 18,6 millions de personnes, dont neuf millions de civils. ⋙ Pourquoi le traité de Versailles a conduit à la Deuxième Guerre mondiale ⋙ La Première Guerre mondiale à travers les affiches de propagande ⋙ Première Guerre mondiale : le 1er août 1914, ils croyaient à une victoire rapide… ⋙ Première Guerre mondiale : la censure pour masquer la réalité des … Le division de la Grèce en deux camps (vénizélistes et monarchistes) n’empêchait guère les deux antagonistes de partager un but commun : celui de réaliser la « Grande Idée », c'est-à-dire voir la Grèce occuper la Thrace orientale, le détroit des Dardanelles, Constantinople, la ville de Smyrne et son pays intérieur. Synonyme despèce de Velloziaceae (nom scientifique) Site mégalithique inscrit au patrimoine mondial Satellite scientifique High School of Art and Design Hybride durodèles (nom scientifique) Presse française liée à la Collaboration de la Seconde Guerre mondiale Flore (nom scientifique) Sous-espèce de plantes (nom scientifique) Exposé de 7 pages en histoire contemporaine : XIXe, XXe et XXIe : Les buts de guerre allemands pendant la Première Guerre mondiale. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La dernière modification de cette page a été faite le 29 septembre 2020 à 19:59. Chez les annexionnistes, on observe, au moins jusqu'à la mise en place de la troisième OHL, exactement le contraire, ce qui conduit à un sentiment d'infériorité dans le camp des mesurés, bien que leur action ait été confirmée par le cours des événements. Le traité de Brest-Litovsk du 3 mars 1918 avec l'Union soviétique prévoit la sécession de la Pologne, de la Lituanie, de l'Estonie et de la Courlande de la Russie, ainsi que l'indépendance de l'Ukraine et de la Finlande. L'empire allemand, l'Italie et l'Empire... 20 juin 2008 ∙ 2 minutes de lecture Le vocabulaire de la trahison que l'on rencontre en 1918 montre que des conditions importantes pour le programme et la pratique du national-socialisme sont nées et ont été créées à cette époque. Lors de la conférence germano-austro-hongroise des 14 et 15 août, Guillaume II se présente à Charles Ier en uniforme austro-hongrois, tandis que Charles a revêtu un uniforme allemand[e]. En 1918, plusieurs conférences réunissant les dirigeants du Reich impérial[a], parfois en présence de représentants austro-hongrois, sont convoquées à Spa en Belgique, siège de l’Oberste Heeresleitung (OHL), le commandement suprême de l'armée impériale allemande, depuis son installation dans la ville à la fin de l'hiver 1918. En effet, la jeune république du Portugal (depuis 1910) avait décidé de participer à la Grande Guerre à partir de 1916, afin de reprendre une place perdue dans le concert des nations. Les monarques fixent lors de ces rencontres les lignes directrices des relations entre les deux empires, établissent les termes généraux des accords de principe entre les deux monarchies, que leurs conseillers doivent préciser lors de négociations ultérieures[3],[5],[6]. Le projet d'un Südostbund est quant à lui en concurrence avec les vues de l'Empire ottoman[30]. C'est ainsi qu'une paix de conciliation est restée impensable pour les dirigeants allemands, tant elle aurait signifié une perte de leur pouvoir de manière aussi certaine qu'une défaite venue de l'extérieur. Ainsi, la conférence des 2 et 3 juillet, destinée à évincer définitivement le secrétaire d'État Richard von Kühlmann, est planifiée la veille lors d'une rencontre entre le chancelier du Reich, le ministre de la Guerre et les Dioscures, qui font alors savoir au chancelier, Georg von Hertling, leur refus de prendre en compte les avis du secrétaire d'État promis à se voir évincé[15]. Ils reflètent ce que les gouvernements et de l'opinion publique des États belligérants veulent atteindre sur le plan territorial, politique ou économique. En effet, les quatre principales conférences confirment la politique impérialiste et expansionniste du Reich et, parfois de ses alliés. Cependant, en dépit de ce consensus sur les objectifs poursuivis durant le conflit, l'exposition de ces buts de guerre permet aussi à chaque membre du gouvernement allemand de défendre des positions parfois divergentes avec celles d'autres instances impériales allemandes : la satellisation de certains territoires apparaît satisfaisante pour les uns, essentiellement les militaires, tandis que les représentants du ministère allemand des Affaires étrangères se montre partisans de l'usage privilégié de l'arme commerciale comme moyen de contrôle des territoires ainsi arrimés au Reich[16]. Pendant la guerre, environ 19 millions de personnes sont mortes (9,7 millions de militaires). Ce dernier projette en effet, après la cession de la Pologne, des provinces baltes et du Caucase, de diviser la Russie en quatre États tsaristes indépendants : l'Ukraine, le Südostbund (Ciscaucasie) comme territoire anti-bolchéviste entre l'Ukraine et la mer Caspienne, la Zentralrussland et la Sibérie. La conférence de septembre se tient dans le contexte de l'armistice bulgare et d'offensives alliées victorieuses sur l'ensemble des fronts tenus par le Reich, la double monarchie et l'Empire ottoman : tandis que les troupes alliées exploitent leurs victoires en Macédoine, les troupes alliées déployées sur le front de l'Ouest repoussent les unités allemandes épuisées vers les frontières du Reich[13],[8],[14]. En 1908, insatisfaits par la gestion du sultan, de jeunes Turcs se sont révoltés et ont pris le pouvoir.La Révolte des Jeunes Turcs a alors été menée avec l’ambition de ralentir le déclin de l’Empire ottoman. Il rend publics les documents diplomatiques de l'ancien régime en rejetant les objectifs de la « guerre impérialiste » et signe avec l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie le traité de Brest-Litovsk, le 3 mars 1918. et qui entraînera automatique… A. Destructions matérielles importantes dans les régions de front (Belgique + Nord de la France) B. Fort endettement de l'Europe. Seule la dégradation continue de la situation militaire à partir du 8 août 1918 pousse les responsables militaires de l'OHL à demander l'ouverture de négociations d'armistice. Cependant, la pression des Français, favorables à la cause polonaise, oblige Nicolas II à accorder la liberté à la Pologne russe : en mai 1916, la mission Briand-Thomas la présente comme une exigence prioritaire. L'imbrication d'une pensée économique et d'éléments émotionnels pures avec un manque du sens du réel, ainsi qu'une surestimation de ses propres forces et une sous-estimation de celles de l'ennemi sont les caractéristiques de cette politique[48]. La propagande annexionniste est surtout efficace dans les couches industrielles et intellectuelle contrairement à tous les cercles de la population lors de la Seconde Guerre mondiale. Les conférences fournissent également la possibilité aux membres du gouvernement civil d'exposer aux militaires la dégradation de la situation intérieure, celle du Reich comme celle de la double monarchie, tout comme elle permet aux militaires d'exposer aux civils certains aspects de l'épuisement militaire du Reich[22],[23]. Le professeur Ernst Rudolf Huber estime que « du point de vue des buts de guerre annexionnistes, on ne peut formuler le reproche ni pour l'une ni pour l'autre des parties d'être entrées dans la guerre, vu le fondement de cette dernière, comme dans une guerre de conquête[1] ». Les industriels souhaitent que l'Empire allemand intervienne dans l'autonomie des autres États, en particulier les sidérurgistes allemands en ce qui concerne le bassin de Briey-Longwy[15]. … Aznar, surnommé “Manu“, inscrit 116 buts en première division avec le club phocéen durant sa période marseillaise et Georges Dard dispute 330 matches toutes compétitions confondues avec l’OM pour 106 buts. Au nom de la patrie : les intellectuels et la Première Guerre . Son enseignement scolaire aussi, comme le montrent les débats, voire les polémiques dont il fait souvent l’objet. Officiellement co-présidées par les deux empereurs, les conférences de mai et d'août permettent cependant au Hohenzollern de manifester la prédominance du Reich dans l'alliance le liant à la double monarchie. Les quatre conférences sont présidées par Guillaume II, l'empereur allemand. Depuis la fondation de l'Empire, l'Allemagne veut assurer sa puissance et faire valoir ses revendications d'une politique mondiale. Ce conflit anéantit toute notion romantique de la guerre, se caractérisant par des massacres à grande échelle et propageant la crainte d’un engagement militaire étranger qui durera jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale. Toutefois, le ministre exige sa soumission sans condition et la cession du mont Lovćen et de sa côte jusqu'à l'Albanie, et ses territoires albanais. En réponse à cette constatation, les planificateurs allemands développent l'idée d'une sphère allemande se déployant du golfe de Gascogne jusqu'à l'Oural. Née à la suite des antagonismes européens du début du XX e siècle, la « Grande Guerre », comme elle devait s'appeler plus tard, a embrasé le monde et plus particulièrement l'Europe, qui a été le théâtre des plus violentes batailles.La Première Guerre mondiale est le début d'une nouvelle ère et donc la fin d'une autre. Entre le moment de la signature du traité de Brest-Litovsk et la défaite des Empires centraux, l'Empire allemand formule une volonté d'annexions étendues à l'est et au sud-est. On aperçoit donc une disproportion entre une forte influence « vers le haut » et un manque de portée « vers le bas ». Selon Ludwig Dehio, si l'Allemagne s'était maintenue face à une coalition la plus forte possible, elle aurait obtenu automatiquement une position hégémonique en Europe et dans le monde[44]. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Ce document a été mis à jour le 16/08/2010 La guerre de position se met en place à la fin de l’année 1914. Le Gouvernement provisoire russe, dirigé par le prince Gueorgui Lvov puis par le socialiste Alexandre Kerenski, présente la continuation de la guerre comme une lutte des démocraties contre les empires autoritaires (allemand, austro-hongrois et ottoman) sans arriver à résoudre la contradiction entre le maintien de l'unité russe et les revendications des Polonais, Finlandais, Ukrainiens et autres peuples périphériques[66]. En effet, la ville compte de nombreux hôtels en mesure d'accueillir les services d'état-major de l'armée allemande en campagne[1]. Les concepts de but de guerre, de raison de guerre ou d'origine de la guerre n'ont la plupart du temps pas été différenciés. L'entrée militaire à l'ouest s'est faite par deux fois de manière relativement civilisée alors qu'à l'est on trouve quelque chose de plus brutal, brutalité exacerbée sous Hitler[53]. Avec son « alliance entre le domaine seigneurial et le haut fourneau », l'Allemagne a mené une politique de buts de guerre qui ne peut être expliquée que par le dilemme du système conservateur d'un État agraire industrialisé dans lequel le pouvoir économique des conservateurs s'est de plus en plus réduit[49]. Les deux dernières conférences, celle des 13, 14 et 15 août et celle du 29 septembre, sont marquées par la rébellion des membres du gouvernement civil face aux Dioscures Hindenburg et Ludendorff, les militaires négligeant ostensiblement la gravité de la situation intérieure dans le Reich ; le chancelier Georg von Hertling, soutenu par ses ministres, multiplie les initiatives en direction du commandement de l'armée pour imposer une sortie du conflit, sans succès. La Première Guerre mondiale dure de 1914 à 1918 et est considérée comme une guerre totale, car l'ensemble des populations et des richesses des États est mobilisé pour l'effort de guerre. Les soldats portugais ont participé à la première guerre mondiale, aux côtés de Français et d'Anglais. Au premier plan apparaissent « l'intégrité et la sécurité » de la monarchie, mais il faut également « profiter le plus vite possible des fruits des victoires éclatantes de l'armée ». La majorité des cercles dirigeants en Allemagne, de la droite jusqu'à la gauche anti-tsariste, tient à un concept de division[26]. Certains réclament également des agrandissements territoriaux en Courlande et en Lituanie, d'une part parce que ces territoires sont voisins et d'autre part parce qu'ils intègrent une population non-russe et même une minorité allemande, les Germano-Baltes[21]. Quelles sont les conséquences de la Première Guerre mondiale sur l'économie et les finances européennes (4 réponses)? Cent ans après son déroulement, la Première Guerre mondiale reste un événement repère majeur de l’histoire nationale. C. Faire une recherche; Recherche dans les JMO de l'armée de … La première Guerre Mondiale (1914-1918) Connaissances: Les tensions en Europe avant la guerre La guerre de mouvement et la guerre de position. Les quatre conférences entre le 12 mai et le 29 septembre 1918 peuvent être classées en deux groupes : les conférences gouvernementales impériales allemandes, réunissant les responsables politiques et militaires du Reich, et les deux dernières rencontres officielles de l'empereur Guillaume et de l'empereur-roi Charles Ier, théoriquement sur un pied d'égalité. C’était le début de la première guerre mondiale. Les responsables civils des deux empires ne sont pas les seuls convoqués à ces conférences. Mais la question alors discutée au sein des cercles dirigeants allemands consiste également à savoir si une Europe centrale dominée par l'Allemagne pourrait s'imposer dans une guerre future contre les deux grandes puissances maritimes que sont le Royaume-Uni et les États-Unis. À l'est, la Pologne n'existe pas, mais est intégrée à l'empire dirigé par les tsars et la Turquie est l'Empire ottoman. La Première Guerre Mondiale est remportée par la Triple Entente, dont la France, contre la Triple Alliance, dont l'Allemagne. 27/11/2020. la réunion du mois de juillet se tient alors que le Reich espère encore imposer ses conditions de paix aux Alliés : en effet, une dernière offensive est planifiée pour être lancée en Champagne le 15 juillet 1918. La Première Guerre mondiale voit le plein essor des premiers avions militaires, après de timides tâtonnements et utilisations avant guerre. Rapidement, Spa et sa région rassemblent les services de l'état-major de l'ensemble des armées du Reich en campagne. L'accord franco-russe est signé le 26 avril 1916 et l'accord anglo-russe le 23 mai[64]. Les civils sont aussi touchés par le conflit. Ludendorff ne croit pas à une séparation étatique durable de l'Ukraine vis-à-vis de la Russie. À ces conférences gouvernementales allemandes s'ajoutent les deux rencontres germano-austro-hongroises du 12 mai et des 14 et 15 août 1918. Exposé de 7 pages en histoire contemporaine : XIXe, XXe et XXIe : Les buts de guerre allemands pendant la Première Guerre mondiale. Quelques semaines plus tard, la survie a éclipsé les plans d'acquisition[54]. Cette manifestation d'amitié masque des divergences importantes sur la conduite de la guerre à ce moment du conflit. Les buts de guerre américains sont énoncés dans les « quatorze points de Wilson » énoncés par le président Woodrow Wilson dans un discours au Congrès des États-Unis, le 8 janvier 1918. Pour Gerhard Ritter, « le fait que les reports de frontières n'ont plus qu'une signification militaire réduite à l'époque des guerres de masse, des moyens de transport modernes et des avions n'était pas du tout familier aux militaires de métiers[6] », et donc également méconnu des hommes politiques et des journalistes. La Première Guerre mondiale [2] est un conflit militaire qui s'est principalement déroulé en Europe de 1914 à 1918.Considérée comme un des évènements marquants du XX e siècle, cette guerre parfois qualifiée de totale a atteint une échelle et une intensité inconnues jusqu'alors. Ainsi, à l’annonce de la victoire des Turcs sur les Anglais, Australiens et Néo-Zélandais en 1916, cette décision aura finalement rehaussé le prestige de Constantin qui aura été félicité pour sa clairvoyance. Le 9 septembre 1914, le chancelier Bethmann Hollweg définit avec Kurt Riezler les buts de guerre allemands dans son Septemberprogramm. En 1918 on comptait 1 325 000 soldats français morts. GRANDE GUERRE - C'est une enquête vieille de 103 ans qui vient de trouver son épilogue. Par des annexions à l'est et à l'ouest dans des proportions en partie extrêmes, l'Empire allemand veut assurer durablement son hégémonie européenne. Ces mêmes responsables continuent cependant à défendre le maintien des dispositions obtenues lors des négociations des paix de victoire signées par les membres de la Quadruplice avec la Russie, l'Ukraine et la Roumanie[9],[17],[18]. Ces échanges préparatoires sont de diverse nature, selon que la conférence accueille des responsables austro-hongrois ou non. La section des opérations commence ses préparatifs en vue de son installation à l'hôtel britannique le 8 février. En dépit de l'opposition farouche de l'empereur-roi Charles, le processus de strict mise sous tutelle de la double monarchie arrive à son terme : en effet, la conférence du mois de mai, réunie à la faveur de la révélation de l'affaire Sixte[h] sanctionne l'adoption de cette mise sous tutelle politique, militaire et économique[i],[19],[20],[21]. ... Ligue 2 : c’est reparti à Caen où Sochaux mène de trois buts. Constantin Ier souhaitait quant à lui atteindre ces buts tout en préservant le pays de risques trop grand. Par la suite, la formulation publique des buts de guerre se révèle souvent nécessaire pour déterminer si lutter pour telle ou telle ambition en vaut toujours la peine[5]. Composez un petit texte répondant à la question suivante : Pourquoi peut-on dire que l'année 1917 constitue un tournant dans la guerre ? Toute volonté d'expansion de sa part entrait alors en opposition avec l'équilibre des forces en Europe. 546 p. PRIOR, Robin et Trevor Wilson. Ainsi, à partir du milieu de l'année 1916, les responsables politiques allemands aspirent à mener à son terme le processus d'alignement politique de la double monarchie sur le Reich[f], parachevant ainsi l'édifice visant à contrôler strictement la double monarchie, la ravalant au rang d'une « autre Bavière »[g]. Il s’agit de revenir en préambule sur qu… C'est pourquoi il développe une stratégie selon laquelle la sphère d'influence allemande doit être étendue en Russie pour faire contrepoids au bolchévisme. La Première Guerre mondiale a été un désastre à bien des égards, et chacun des pays impliqués croyait fermement que le conflit serait résolu en quelques semaines ; ils avaient tort, car très vite, de la perspective d'une guerre éclair, on est passé à une guerre de tranchées. Tout commence lors de l’assassinat de l’archiduc François Ferdinand héritier du trône austro-hongrois, le 28 juin 1914 à Sarajevo par un nationaliste Serbe. La politique nationale (völkisch) de Ludendorff, surtout à l'est en 1918, anticipe déjà en grande partie sur la politique raciale d'Hitler. Après l'arrivée des États-Unis dans la guerre (et les discours de Wilson), éviter une paix de compromis (paix séparée entre les alliés, paix blanche réclamée par les pacifistes) de façon à obtenir : Libérer les provinces de Bosnie-Herzégovine sous occupation austro-hongroise, s'emparer des provinces autrichiennes et hongroises de Voïvodine, de Banat, des royaumes de Croatie-Slavonie et de Dalmatie, peuplés de Serbo-Croates, et du duché de Carniole, peuplé de Slovènes, afin de les réunir, avec l'appui du royaume du Monténégro, dans un grand État des Slaves du sud.