À partir du XIIIe siècle, l'Église avait affiché sa volonté de christianiser tous les Espagnols : l'ordre des Dominicains, fondé en 1216 par Dominique de Guzmán, s'était donné pour mission d'amener hérétiques, Juifs et musulmans au catholicisme. On estime à 100 000 le nombre de Juifs qui durent se convertir au catholicisme, à la suite des événements de 1391 à 1412[108]. Fidèles aux traditions talmudiques et midrashiques, les philosophes juifs se consacrent à l'éthique[44]. Des mesures similaires sont prises en León en 1020, mais l'Église juge alors utile, en 1050, d'interdire à nouveau aux chrétiens et aux Juifs de partager une même maison ou de manger ensemble. Il est assassiné lors du massacre de Grenade de 1066 avec environ 4 000 autres Juifs. Partisan du retour à Sion comme en témoignent ses « Odes à Sion », Juda Halevi arrive à Alexandrie, puis au Caire où il meurt après 1140 avant d’avoir pu s’embarquer pour la Palestine ; d'autres versions le font mourir aux portes de Jérusalem, assassiné. Samuel apporte une telle prospérité aux Juifs de Grenade qu'ils lui confèrent le titre de Naguid ou Prince. Les Juifs espagnols: Amazon.es: Torroba Bernaldo de Quiros Felipe: Libros Selecciona Tus Preferencias de Cookies Utilizamos cookies y herramientas similares para mejorar tu experiencia de compra, prestar nuestros servicios, entender cómo los utilizas para poder mejorarlos, y para mostrarte anuncios. Mais les guerres en Afrique du Nord forcent les Almoravides finalement à retirer leurs forces de la péninsule Ibérique et les Almohades prennent le contrôle de la partie musulmane de la péninsule. Malgré les efforts de don Sanche, don Zag est exécuté en 1280 et les Juifs castillans se voient imposer de fortes amendes[65],[69]. Mais cela n'aboutit qu'à rendre la lutte contre les hérétiques plus impitoyable[115]. Les Juifs participent à l'effort de guerre et les chrétiens auxquels se sont jointes des troupes venues de France remportent la bataille de Las Navas de Tolosa (1212). Durant un sermon auquel les Juifs sont régulièrement obligés d'assister, en 1391 ou en 1411 selon les différentes sources, il brandit une croix et convertit la grande synagogue de Tolède en église Santa Maria la Blanca[104]. Au début de leur règne, ils ne touchent pas à la situation des Juifs, mais ils ne supportent pas l'influence des Juifs sur les nouveaux chrétiens[108]. Ces persécutions témoignent de la lutte entre le christianisme et le judaïsme en Espagne wisigothique. Sinopsis . Le judaïsme est vu comme un concurrent sérieux au christianisme, qui n'est pas une religion licite dans l'Empire romain et subit à cette époque la persécution de Dioclétien. Leur nombre est estimé à 15 % du total des Brigades internationales ; ils étaient particulièrement représentés parmi les Polonais, les Allemands, les Roumains et aussi les Américains (un tiers des 3 000 volontaires de la brigade Abraham Lincoln étaient juifs[146]). Ils détruisent les synagogues et tuent les docteurs de la loi. Les communautés se reconstruisent donc progressivement et peuvent bénéficier de contacts avec les Juifs orientaux qui vivent également sous domination islamique. Tarsis est également un lointain pays où Jonas doit aller pour échapper à l'Éternel[4], ce qui suggère que le pays de Tarsis était à l'extrémité ouest de la Méditerranée. Dans les années suivant le décret d'expulsion, l'histoire des Juifs en Espagne est limitée à celle des convertis qui se sont convertis au catholicisme, qui à la fin du XVe siècle, est estimée à environ 300 000 personnes. Leur histoire est abordée dans les articles ci-dessous et dans les articles d'histoire des Juifs par pays. Quant aux fonctions militaires ou politiques, elles restent réservées aux Musulmans. Concernant les premiers, le concile « recommande de ne pas leur faire violence pour qu'ils embrassent la foi » car « ce n'est pas par la force mais par la libre capacité de décision qu'ils doivent être exhortés à se convertir ». Ceux des Juifs séfarades qui choisissent l'exil fondent des communautés dans les pays méditerranéens, au Maghreb et en Amérique. Poussés au désespoir par ces mesures rigoureuses, les Juifs se mettent en rapport avec leurs frères d’Afrique pour détruire la puissance wisigothe (694)[19]. J.-C. L'inscription, généralement considérée comme phénicienne, a été interprétée par quelques chercheurs comme « paléo-hébraïque ». Cette émigration des Juifs puis des marranes se continuera durant les XVIe et XVIIe siècles. Les dhimmis accusés de blasphème sont monnaie courante et sont punis de mort. Les chercheurs ont du mal à s'accorder sur le nombre exact de Juifs qui partirent et ceux qui préférèrent se convertir. Après la défaite républicaine, beaucoup se réfugièrent en France où ils furent internés par les autorités françaises au camp de Gurs, pendant que d'autres étaient envoyés en camp à Djelfa (sud de l'Algérie) [147]. Il s'agit de l'âge d'or de la présence juive en Espagne musulmane, en particulier de l'époque d'Abderramán III. Cette petite colonie hébraïque ne veut plus vivre dans la servitude indigne des années passées. , qui défendirent la capitale pendant le siège de Madrid (hiver 1936-37)[147]. Le témoignage en justice des dhimmis a moins de valeur que celui des musulmans et leurs indemnités, quand ils sont victimes de crimes de sang sont moindres. De nombreux autres choisissent l'Italie et les côtes nord-africaines principalement le Maroc et l'Algérie mais les plus chanceux sont ceux qui émigrent dans l'empire ottoman où le sultan Bajazet II ordonne de bien les accueillir et peut déclarer : « Vous appelez Ferdinand un monarque avisé, lui qui a appauvri son empire et enrichi le mien ! Si cette identification est correcte, les premiers contacts des Juifs avec la péninsule ibérique remonteraient au temps de Salomon. Il fut l’un des plus éminents érudits juifs de l’âge d’or espagnol et l'une des sources d'inspiration de Baruch Spinoza. L'une et l'autre ne comprenaient pas plus de quelques centaines de familles mais leur rôle économique était sans rapport avec leur faiblesse numérique. En général, on distingue deux périodes : avant et après le début des invasions Almoravides (vers 1086). Addeddate 2013-03-17 15:20:20 Identifier noms_juifs Identifier-ark ark:/13960/t8qc1gq1c Ocr ABBYY FineReader 8.0 Ppi 300 Scanner Internet Archive HTML5 Uploader 1.2 Voir, Ferrier n'a rien contre l'origine ethnique des juifs, il s'oppose à leur religion et leurs mœurs. La communauté juive espagnole connaît le début de son âge d'or sous le règne de Abd al-Rahman III (912-961), le premier calife de Cordoue. Sans doute, l'agitation messianique se répand-elle parmi les Juifs et leurs liens avec les rebelles de la noblesse sont à la base de ces accusations. D'autres noms fréquents étaient portés exclusivement par des Juifs comme Dayan, Avraham, Ben David, Ben Moshe ou Salón[169]. Il interdit également aux Juifs la fonction publique, le mariage avec des Chrétiens, et la possession d'esclaves. Un rabbin de Tétouan s'installe à Madrid en 1922. Materias: La première destination des Juifs d'Espagne est le Portugal qui ouvre alors ses portes. En 1379, lors de l'avènement de Jean Ier de Castille, l'exécution de Joseph Pichon par ordre d'un tribunal rabbinique[80],[83], à l'insu du nouveau roi, attire sa colère (il fait tuer les trois exécuteurs et couper la main de l'huissier impliqué) et celle de la population sur l'ensemble des Juifs[84]. Parmi les troupes chrétiennes qui participent à la victoire de Las Navas de Tolosa se trouvent des « ultramontains », menés par Arnaud Amaury qui avaient combattu lors de la croisade contre les Albigeois et y avaient massacré les « hérétiques », cathares ou Juifs. Parmi les plus éminents des vizirs juifs des Taifas musulmans, il faut citer Samuel ibn Nagrela (993-1060), dit Samuel ha-Naguid. C'est dans les domaines littéraire et linguistique qu'elle est la plus brillante. Alphonse VIII (1166-1214) poursuit cette politique, d'autant plus qu'il a une maîtresse juive, la belle (Formosa) Rachel de Tolède. Avec le décret de l'Alhambra suivi 10 ans plus tard de l'expulsion des musulmans d'Espagne, les souverains catholiques mettent fin à la « convivance » qui a permis, à Grenade, aux trois communautés de vivre ensemble[123]. Les aljamas sont des entités autonomes qui ont leurs propres juges et sont régies par leurs propres lois fondées sur la Halakha. J.-C. et du VIe siècle[6]. Richard Gottheil, Meyer Kayserling et Joseph Jacobs, Michèle Escamilla, "L'Unité politique aux dépens du judaïsme en Espagne", p.25-50, dans, Il écrit : « Les apôtres qui ont conquis le monde ne portaient ni lances ni couteaux. Les noms Castro, Acosta, Silva, Navarro, Duran, Henriquez, Espinosa, Leon, Medina, Ferreira, Rojas et Aliba étaient particulièrement fréquents chez ces populations[163]. Toutefois, on pouvait considérer depuis longtemps que les lois moyenâgeuses édictées contre les Juifs étaient tombées (partiellement) en désuétude. Le roi Égica (687 - 702) allège ces mesures antisémites. Les Juifs accueillent en libérateurs les nouveaux dominateurs arabes[19], espérant que les musulmans seraient plus tolérants que les chrétiens. Les deux communautés principales sont établies à Madrid et Barcelone mais il en existe d'autres à Alicante, Malaga, Valence, Benidorm, Séville, Torremolinos, Marbella et deux communautés aux îles Canaries. Certains étaient « villici », c'est-à-dire administrateurs d'exploitations agricoles appartenant à des chrétiens. Des Juifs sont, au XVe siècle, orfèvres, artisans de la soie, petits commerçants, interprètes ou médecins. Simone Weil et Artur London s'engagèrent aussi dans les Brigades internationales. Après l'établissement de la dynastie omeyyade avec Abd al-Rahman Ier en 755, des Juifs du reste de l'Europe, ainsi que des territoires arabes, du Maroc à Babylone ont rejoint la communauté juive espagnole[35]. Ils étaient qualifiés de « marranes » (porcs) par ceux qui ne croyaient pas à la sincérité de leur conversion. Le roi Sisebuth (612-621), qui se veut le modèle du roi catholique[11], renouvelle et aggrave les édits de Récarède : après leur avoir interdit la possession d'esclave, il les oblige à se convertir ou à quitter le royaume. Vous êtes juif ? Voir l'interview de Jacobo Israel Garzon : Synagogue Santa Maria La Blanca de Tolède, Persécutions anti-juives de 1391 en Espagne, Synagogue Santa María La Blanca de Tolède, Histoire des Juifs dits portugais en France, https://www.forward.com/opinion/417988/why-do-so-many-sephardic-jews-have-christian-lastnames/%3fgamp, « Historia de los Judios en la España cristiana », Federación de Comunidades Judías de España, Portail de la culture juive et du judaïsme, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Histoire_des_Juifs_en_Espagne&oldid=178810568, Pages avec des arguments non numériques dans formatnum, Recension temporaire pour le modèle Ouvrage, Article contenant un appel à traduction en anglais, Article contenant un appel à traduction en hébreu, Article contenant un appel à traduction en espagnol, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. Certains ont voulu y voir comme raison, une ascendance supposée converse du général Franco. Ces émeutes sont à l'origine de la diaspora séfarade et du phénomène marrane en Espagne : les Juifs, officiellement convertis, pratiquent ouvertement le catholicisme, et continuent de suivre les rites du judaïsme dans le secret de leur maison. Ils abandonnent en larmes leurs pauvres demeures et l'humble quartier qui a constitué leur seul monde pendant des siècles. À partir de 409, les populations germaniques menées par les Wisigoths qui envahissaient l'Empire romain franchissent les Pyrénées et la majeure partie de la péninsule ibérique passe sous la domination des Wisigoths. Ils essayent de répéter ce massacre à Tolède mais sont arrêtés, après en avoir tué plusieurs, par l'intervention du roi et des Tolédans[63]. Ils sont à l'origine de la très importante communauté de Salonique qui disparut dans la Shoah. Le 28 juin 1967 est promulguée la Loi de Liberté Religieuse, qui, outre les protestants et musulmans, concerne 6 000 juifs[155]. Poète doué, Samuel ha-Naguid compose des poèmes sur la guerre, l'amour et l'amitié. Ces dynasties, d'origine berbère, ont une conception de l'Islam beaucoup plus rigoureuse et, par conséquent, sont beaucoup moins tolérantes à l'égard des Juifs. Ce dernier doit obtempérer, suscitant la fureur du roi. Les conquérants arabes, peu nombreux, laissent souvent la garde de leurs conquêtes aux Juifs. L'empreinte comporte deux caractères hébreux témoignant de contacts, directs ou indirects, entre les Juifs et ces îles, à cette époque. Buscar librerías a tu alrededor. Il compose en 686 pour le roi, un traité contre les Juifs « De sextae aetatis comprobatione »[26]. La pierre tombale d'une enfant juive nommée Salomonula, trouvée à Adra (anciennement Abdera) est datée du IIIe siècle[7]. En 840, Bodo-Éléazar, un chrétien converti au judaïsme, commence une disputation épistolaire avec un intellectuel chrétien Paul Alvare, un chevalier disant être d'ascendance juive, à Cordoue. Raymond Lulle s'en démarque quelque peu par une volonté de persuasion « claire, économique et rationnelle » mais écrit le « Liber de praedicatione contra judaeos » et, en 1299, obtient du roi Jacques II d’Aragon l'autorisation de prêcher dans toutes les synagogues (et les mosquées) de ses domaines[75]. Après la mort de Wittiza, fils d’Egica, Tariq, le conquérant musulman, vient d'Afrique en Andalousie avec des forces considérables. C'est surtout à partir de 1412 que les prêches du religieux dominicain opposant acharné au judaïsme[100],[101] mais non antisémite[102], Vincent Ferrier confesseur du roi d'Aragon Ferdinand Ier forcent des dizaines de milliers de Juifs de Castille et d'Aragon à accepter le baptême[98], [103]. Quand l'Espagne s'inscrira dans le "monde musulman" l'élite culturelle juive connaîtra, parallèlement à l'arabisation, une rehébraïsation, à la faveur d'échanges intenses avec les communautés juives orientales. La situation favorable des Juifs ne change pas sous les règnes de Liuva II (601-603), Wittéric (603-610), et Gundomar (610-612)[8] mais Sisebuth (612-621) entame une politique brutalement anti-juive. ASPAS- Pintores Pastelistas Españoles est une association légalement inscrite dans le Registre National des Associations d’Espagne sous le n° 593517. Deux des plus importants notables de la communauté juive choissisent des voies opposées : Abraham Senior, grand-rabbin d'Espagne, abjure avec toute sa famille tandis qu'Isaac Abravanel prend la route de l'exil. L'étude de la nature, vue comme l'étude directe de l'œuvre du Créateur, est un moyen idéal pour mieux comprendre et se rapprocher de Dieu[43]. Selon Henry Kamen, environ la moitié des 100 000 juifs pratiquants non-baptisés se convertissent en raison du décret, pour rejoindre une communauté de conversos d'environ 250 000 personnes. Juda Halevi (1075-1141), parcourt l’Espagne en proie aux guerres entre chrétiens et Almoravides. Ils sont agriculteurs ou artisans, certains sont médecins comme l'avait été Maïmonide. Depuis leur conversion forcée à la suite du décret de l'Alhambra en 1492, une partie des Espagnols et des Portugais juifs ont néanmoins continué à pratiquer clandestinement le judaïsme dans la péninsule ibérique. Les Nasrides font main basse sur Grenade, et y établissent un émirat en se soumettant temporairement aux Castillans par le biais d'un serment de vassalité, prêté à Ferdinand III en 1246, à la suite de la capitulation de Jaén. Cette politique de persécution continue sous Chinthila (636-639) qui dirige le sixième Conseil de Tolède où est promulguée une loi interdisant aux non-catholiques de résider à l'intérieur des frontières du royaume. Selon la Jewish Encyclopedia, cette dispute ne fut pas d'un haut niveau intellectuel. Un tel projet trouvera un écho, par exemple, dans la France de Louis XIV avec la Révocation de l'Edit de Nantes (1685). Selon des traditions plus tardives, les premiers Juifs seraient arrivés en Espagne, après la chute du Premier Temple en 586 av. C'est dans ce contexte de mécénat culturel que s'est développé l'intérêt pour l'étude de l'hébreu. QUIÉN ES QUIÉN EN LA LITERATURA EN LADINO, INFORMANTES SEFARDÍES DE ENCUESTAS DE CAMPO, CÓMO TRANSCRIBIR TEXTOS ALJAMIADOS SEFARDÍES (en construcción). Des émeutes éclatent à Tolède et à Carrión de los Condes où plusieurs Juifs sont tués[58]. En Espagne, les invasions barbares des Suèves, des Vandales, et des Wisigoths détruisent plus ou moins le système politique mis en place par l'Empire romain et l'Église et pour un certain nombre de siècles, les Juifs jouissent d'une paix qui ne concerne déjà plus leurs frères d'Italie ou de Byzance[8]. Ces lois font partie d'une version révisée et développée du Liber Iudiciorum qui porte le nom d'Ervige. Publié le 03/09/2019 - 14:44. Beaucoup de Juifs ne se convertissent pas, d'autres cèdent à la pression mais une conséquence en est une déliquescence des communautés privées trop longtemps de leur rabbin et une autre plus générale, est la publication d'une bulle de Benoît XIII renforçant les mesures antijuives et interdisant la lecture du Talmud. Le décret 16 interdit aux chrétiens d'épouser des femmes juives, sous peine d'excommunication de cinq ans. Partagez et Likez un max ! Le fondateur d'Android est juif ! Les études académiques modernes vont de 40 000 à 150 000 exilés, même si les chiffres proposés dans des siècles précédents, tels que ceux du rabbin Isidore Loeb étaient beaucoup plus élevés[119] : Si le tableau ci-dessous établi par le rabbin et historien Isidore Loeb[131] à la fin du XIXe siècle, affiche des chiffres surestimés selon les estimations plus modernes, il donne une idée de la répartition des destinations des Juifs expulsés : L'Espagne ne compte officiellement plus de Juifs après leur expulsion. En 1480, les Juifs sont assignés à résidence dans des quartiers séparés, de façon à minimiser ces contacts. Malgré cette situation périlleuse, quelques sages continuent à illuster le judaïsme espagnol, tels Hasdaï Crescas ou Meïr Alguades[97], médecin du roi Henri III, qui traduit l'Éthique d'Aristote en hébreu. Les études les plus récentes de l'expulsion indiquent un nombre d'exilés variant entre 40 000 et 100 000[124],[125]. 0:15. Book from Project Gutenberg: Histoire des Plus Célèbres Amateurs Étrangers Espagnols, Anglais, Flamands, Hollandais et Allemands et de leurs relations avec les artistes Library of Congress Classification: N Addeddate 2011-06-08 21:39:48 Call number gutenberg etext# … Parmi les brigadistes juifs célèbres, on peut citer Manfred Stern (officier soviétique connu en Espagne sous le nom d' Emilio Kleber), commandant de la XI e B.I. Élie sémou et Elie Kakou. Les Marranes essayent de se défendre en usant de leur influence auprès des Cortès ou même du pape Sixte IV pour faire interdire les méthodes de l'Inquisition ; ils font même assassiner, le 15 septembre 1485, le Grand Inquisiteur d'Aragon, Pedro de Arbués (canonisé par l'Église en 1867). La décision ne confirme pas le statut juif de chaque membre de la communauté car il faut examiner les antécédents familiaux des individus pour déterminer s'ils sont juifs ou non[161]. Leur nombre s'élevait à plusieurs centaines de milliers au moins, Heinrich Graetz cite le nombre de 850 000 pour les seuls Juifs de Castille, ce qui exclut ceux d'Aragon et des royaumes musulmans. Les motifs iconographiques présents sur le sarcophage, comme les paons et l'arbre de la vie sont apparentés à l', le site de la revue Mots, les langages du politique, David J. Wasserstein (Univ. Le soutien d'Abd al-Rahman III aux recherches scolastiques avait fait de l'Espagne le centre de recherche philologique arabe. Cela laisse ouverte la possibilité d'échanges entre le royaume de Salomon et la péninsule ibérique au début du Ier millénaire avant l'ère commune, mais n'apporte aucune preuve démontrant leur réalité. Présidé par Isidore de Séville, le IVè concile de Tolède se réunit le 5 décembre 633 sous le règne de Sisenand. Quoi qu'il en soit, l'Espagne fut un refuge ou plutôt un lieu de passage et suivant Bartolomé Benassar[145], s'il est difficile de recenser précisément le nombre de Juifs réfugiés en Espagne (53 000 à 63 000 selon l'estimation haute de l'American Jewish Committee, 35 000 selon un chiffre cité par Michel Catala[150] et 25 600 selon la Jewish Virtual Library[151]), on peut distinguer deux catégories de réfugiés : ceux qui entrèrent en Espagne légalement munis d'un passeport espagnol délivré plus ou moins complaisamment par les autorités consulaires de ce pays (on peut citer les noms de Bernardo Rolland ou Alfonso Fiscowich en France qui sortirent des Séfarades du Camp de Drancy, d'autres en Grèce, en Roumanie ou en Hongrie) et ceux qui passèrent clandestinement, au péril de leur vie et en risquant l'arrestation (trop courante) par les Allemands ou la gendarmerie de Vichy. ⏩ Découvrez l'histoire juive secrète de la fleur de Lys ! Les services des savants ou médecins ou commerçants ou poètes ou universitaires juifs sont généralement appréciés tant des chrétiens que des musulmans[42]. Pourtant, en comparaison de la vie juive à Byzance et en Italie, celle des premiers Juifs d'Espagne a été relativement tolérable. L'Église fournit au pouvoir ses fondements intellectuels et juridiques. 2, printemps 1992, Judíos y musulmanes en al-Andalus y el Magreb: contactos intelectuales : seminario celebrado en la Casa de Velázquez (20-21 de febrero de 1997) Par María Isabel Fierro Bello, María Isabel Fierro, Maribel Fierro Edition: illustrated Publié par Casa de Velázquez, 2002 -, Vers l'âge de 13 ans, Moïse ben Maïmon, plus connu sous le nom de Maïmonide est contraint avec sa famille à l'exil lors de la prise de Cordoue par les Almohades. Des preuves plus substantielles de la présence des Juifs en Espagne datent de l'époque romaine. En juillet 1263 devant le roi d’Aragon, la cour et les personnalités les plus éminentes de l’Église, s’engage, à Barcelone, une dispute qui va durer quatre jours. Mais, en Navarre, 6 000 Juifs sont massacrés à Pampelune, Estella, Marcilla et Viana en 1328[76]. Toutefois, ils résident souvent dans des « juderias » ou « calls » (de l'hébreu קָהָל kahal, communauté) en Catalogne, c'est-à-dire des juiveries que l'on peut encore parcourir dans de nombreuses villes (Barcelone, Cordoue, Gérone, Séville...). J.-C.). Il est nommé vizir du roi Habus ben Maksan (1019 - 1038) puis de son fils Badis ben Habus (1038 - 1073) dont il appuie les prétentions au trône. Ferdinand Ier de Castille, de même que son fils Alphonse VI de Castille versent à l'Église les impôts perçus sur les Juifs[56]. Salomon ben Aderet, lui, est consulté par de multiples communautés juives européennes, auxquelles il adresse près de 3 000 responsa[73]. « Tolède XVII dispersa les juifs réduits en servitude à travers toutes les provinces d’Hispanie » et prit diverses mesures à appliquer par les « évêques de toute l’Hispanie et des Gaules »[27]. Toutefois, la fin du règne d'Alphonse XI de Castille et celui de Pierre Ier le Cruel (1350-1369) sont favorables aux Juifs. Si les Juifs d'Espagne étaient trop peu nombreux pour tenir un rôle notable durant la guerre d'Espagne, il convient de rappeler l'engagement important de Juifs dans les Brigades internationales. Entre les deux convertis s'interpellant tous deux par la formule « mon frère aux idées faussées, » débute un dialogue où chacun tente de ramener l'autre à son ancienne foi. Aujourd'hui, seuls quelques milliers de Juifs (12 000)[1] vivent en Espagne, mais les héritiers des communautés de la péninsule ibérique, les Juifs Séfarades, représentent toujours un cinquième de la population juive mondiale. Sous son impulsion, ce tribunal exerce d'effroyables rigueurs contre tous les convertis, Juifs ou maures, convaincus ou suspects de relaps (donc assimilés aux hérétiques) ; des milliers de ces malheureux sont livrés au bras séculier, en fait au bûcher et ce, dès 1481[117]. Les Juifs arrivés en Espagne sont souvent dépouillés et arrêtés par la Guardia Civil avant d'être pris en charge par les quakers ou par le Joint ou l'Agence juive[152]. Alphonse II d'Aragon (1162-1196), grand admirateur de la poésie provençale, protégeait les savants, qui, à cette époque, étaient presque tous Juifs[60]. Mais, en 1408, sous l'influence de l'apostat Paul de Santa Maria, un Juif converti devenu évêque, la régente remet en vigueur, au nom du roi de Castille Jean II alors âgé de 2 ans, les lois anti-juives (34 titres et 363 lois) contenues particulièrement dans la septième partie du code dit des Siete Partidas publié par Alphonse X le Savant[98] : les Juifs ne peuvent plus occuper d'emploi public ; ils doivent résider dans des quartiers fermés, les juderias ; leur vêtement est codifié et le port de la rouelle confirmé ; ils ne peuvent employer de chrétiens et l'émigration leur est interdite. Selon les archives portugaises, le nombre de Juifs entrés au Portugal (principale destination en 1492) se monterait à 23 320 personnes[121]. J.-C. découverte à bord d'un navire près d'Ibiza, dans les îles Baléares. Business Mark Cuban milliardaire, entrepreneur et investisseur américain . Mais c'est en partie grâce à l'insistance d'Angel Pulido qui fut député et sénateur espagnol, au tournant du siècle, que quelques années plus tard en 1924, est publié un décret royal, sous le gouvernement Primo de Rivera accordant la nationalité espagnole aux Juifs séfarades qui peuvent prouver leur ascendance espagnole jusqu'en 1492[140].